mercredi, 27 mai 2009
Scoop: Joëlle Milquet et Nadia Geerts sont d'accord
Pur bonheur, ce mercredi matin, pour un confrère du Soir... Dans l'édition du jour, il aura réussi à faire grimper aux rideaux et Nadia Geerts et Joëlle Milquet: la pasionaria de l'athéisme et la présidente de l'ex-parti social-chrétien! Bel exercice de pondération!
La première crache son venin sur son blog. La seconde, plus experte, a préféré jouer la pression hiérarchique, confiant son courroux au management éditorial.
Le crime de notre pondéré confrère? Avoir livré à ses 580.000 lecteurs une... lecture de l'info qui n'était pas faite pour répondre aux intérêts particuliers des deux protestataires.
Joëlle Milquet n'a pas aimé le portrait de la candidate voilée du CDH aux régionales bruxelloises, Mahinur Özdemir, en page 2 du Soir (lire aussi l'excellent suivi de Mehmet Koksal)... A entendre la présidente du CDH, l'auteur aurait rédigé l'article sans prendre langue avec l'intéressée, ni même le parti. Et de s'en lamenter amèrement, se posant en victime "calimeroise" de la méchanceté caractérisée de la presse à l'égard du parti centriste.
Le souci, c'est que notre pondéré confrère a bel et bien multiplié les échanges (par téléphone, par mail, par sms) avec Mahinur Özdemir, mardi. Et qu'il a appelé à trois reprises, sur le sujet, le porte-parole du parti, qui n'a jamais apporté de réponse aux questions posées. L'oublieux s'en est d'ailleurs excusé, mercredi: "J'ai oublié de prévenir Joëlle Milquet. Mais votre article est excellent; rien à redire!"... Toujours est-il que la présidente n'a pas hésité une seconde à carboniser un journaliste qui n'avait rien à se reprocher auprès de sa hiérarchie sur foi de reproches infondés, voire mensongers. Très classe, vraiment. Très professionnel de sa part. Et très respectueux de la liberté de la presse, of course. C'est toujours bon à savoir.
Passons sur ces rodomontades. Venons-en aux récrimination de Nadia Geerts. Qui ne valent pas moins leur pesant de wons. Reprenons les faits dans l'ordre: la faction athéiste de Nadia Geerts, le Rappel, a annoncé, voici quelques semaines qu'elle allait soumettre à TOUS les candidats aux élections régionales et européennes de Wallonie et de Bruxelles une série de questions sur leur sensibilité laïque. Bonne idée, relayée par Le Soir, d'ailleurs.
Mercredi, commentant les résultats de ce "sondage", notre pondéré confrère se contente de constater que Nadia Geerts a recueilli 131 réponses sur les 3.255 candidats aux élections qui se présentent en Wallonie et à Bruxelles. Faux? Non, mais la précision n'arrange guère Mme Geerts. Qui regrette ce défaut manifeste de "neutralité". Gasp!... Voici du nouveau! La presse, à entendre notre mécréante pasionaria, serait tenue à ce prétendu devoir de "neutralité"!!! Mais où donc a-t-elle été chercher ce commandement? Dans quelque manuel de déontologie journalistique édité à Pyongyang ou à Kandahar, nul doute.
Car la déontologie officielle, elle, s'en garde bien: ni la "Déclaration des devoirs et des droits des journalistes" (Munich, 1971), ni le "Code de principes de journalisme" (Bruxelles, 1982) ne prescrivent l'obligation de "neutralité" aux journalistes. Mieux: le futur "Code de bonnes pratiques" sur lequel planche l'Association des Journalistes professionnels (AJP) rappelle que le message livré au journaliste "est librement utilisable". En d'autres termes, la presse n'est pas là pour répercuter une information telle que la présente un émetteur (sous le jour qui lui est le plus favorable). Elle a le devoir, au contraire, de rapporter les faits en se détachant des intérêts particuliers, en servant l'intérêt collectif de ses lecteurs. Le principe est clair: "Le journaliste décide s’il diffuse, quoi, quand et où, dans quel contexte". N'en déplaise à Nadia Geerts et Joëlle Milquet.
Sources: "Le Soir", le blog de Nadia Geerts, Parlemento.com, AJP, Acrimed, Claude Julien, informateurs particuliers. Illus: www.lushtshirts.co.uk, www.shipofstate.com
23:38 Publié dans AJP, Le Soir, Politiques, Principes | Lien permanent | Commentaires (32) | Envoyer cette note | Tags : nadia geerts, joëlle milquet, cdh
mardi, 12 mai 2009
A négliger le terrain, le journaliste s'aveugle
A négliger le terrain, le journaliste s'égare... Belle démonstration dans la dernière livraison du magazine "de qualité" du vendredi: voici l'affaire, telle que la relate notre piquant confrère Mehmet Koksal, qui était sur place, et telle que la déforme Le Vif, qui n'y était pas.
Consternant, non?
Aveuglé par son militantisme laïciste, Le Vif en vient même à valider un démenti mensonger du MR sur le sujet. L'hebdo rallie la cause libérale en transformant grossièrement les propos tenus par les membres du collectif neutralite.be, lors d'une conférence de presse (à laquelle Le Vif n'a pas assisté non plus!).
Ce qui donne un très instructif décalage, là encore, entre la version exposée par Le Vif (qui n'était pas présent, répétons-le, à cette conférence de presse) et par Le Soir (qui y était, tout comme Belga et la RTBF).
A privilégier l'a priori confortable aux aspérités du terrain, le journalisme s'émousse.
Sources: Parlemento.com, Le Vif, Le Soir, Vigilance musulmane, neutralite.be.
19:17 Publié dans Déonto, Le Soir, Le Vif | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
dimanche, 10 mai 2009
La DH, "numéro 1" du mensonge
Il aura fallu un beau gros mensonge pour tirer The Mole de sa brumale torpeur...Vendredi, en page "événement", La DH se trouvait fort aise d'annoncer qu'elle occupait désormais le premier rang des quotidiens francophones de Belgique.
Un beau graphique (artifice idéal pour donner un semblant de crédit à la première fadaise) en atteste: de fait, La DH y apparaît en tête avec 30,7 %, devant:
- Le Soir (27,7 %),
- Sud Presse (9,2 %),
- Vers l'Avenir (9,1 %),
- Métro (8,5 %),
- La Libre Belgique (7,3 %),
- L'Echo (3,4 %),
- 7Dimanche (2,8 %),
- Nord Eclair (1,2 %).
Le tableau est sobrement intitulé "La presse quotidienne francophone en 2009". Ce qui n'apparaît guère, c'est que les pourcentages en question n'indiquent nullement une part de marché ou un niveau de diffusion payante, mais juste l'appréciation de 18.646 internautes (prétendument représentatifs de la population) sondés par une agence anversoise de publicité.
"Des chiffres qui viennent confirmer le succès de notre titre en presse quotidienne, écrit, cocardière, notre consoeur. En novembre 2008, la nouvelle DH est née, un journal résolument plus moderne, tout en couleurs, paré d'un nouveau logo. Un format novateur, à la pointe de l'innovation : est-ce cette modernité qui a séduit les votants ?". The Mole en doute (c'est son métier, que voulez-vous?).
"La DH, numéro 1!"... Au palmarès, des menteurs, oui! Car le même jour sont tombés les chiffres officiels de diffusion du Cim. Là, on n'est plus dans les brumes du sondage via internet, mais dans la brutale réalité des tables de diffusion payante. Qui relèvent que La DH est bien numéro 1, mais au top des losers!
C'est bien simple: le titre populo d'IPM enregistre le plus net repli de la presse francophone, en un an: - 16 %.
Ce qui livre le palmarès suivant, selon l'évolution de la diffusion payante (ventes en librairie et abonnements), entre le 1er trimestre 2008 et le premier trimestre 2009:
1. Sud Presse, de 121.718 à 122.374 exemplaires (+ 0,5 %)
2. Vers l'Avenir, de 93.109 à 92.961 exemplaires (- 0,1 %)
3. La Libre Belgique, de 45.493 à 44.463 exemplaires (- 2,3 %)
4. Le Soir, de 90.662 à 87.735 exemplaires (- 3,2 %)
5. L'Echo, de 18.195 à 17.131 exemplaires (- 5,8 %)
6. La Dernière Heure, de 79.970 à 67.111 exemplaires (- 16 %)
On nous rétorquera, à juste titre, que le dernier chiffre de diffusion payante de La DH n'intègre plus les ventes de l'édition du dimanche. Qu'à cela ne tienne!... Même en tenant compte de ses roses ventes dominicales, la nouvelle DH se paye un vertigineux ravinement: - 10,1 %! (soit plus de 7.500 exemplaires quotidiens perdus en un an, hors dimanche). Hors abonnements, la chute atteint même - 25 %, en librairie (de 55.656 à 41.579 exemplaires).
Comme l'écrit la fougueuse et objective DH, "Cela méritait bien un petit cocorico".
Sources: La DH, cim.be, ldv.be.
21:11 Publié dans Déonto, La DH, La Libre, Le Soir, Sud Presse, Vers l'Avenir | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
dimanche, 15 mars 2009
Vivement une "Pravda", une vraie!
"L'information est un service d'utilité publique", rappelle opportunément Jean-Jacques Jespers (ULB), dans le quotidien "Le Soir". A l'instar du sociologue marxiste Jürgen Habermas, notre ex-confrère est convaincu que l'information devrait échapper au marché. Il en est persuadé: "Demain, on ne pourra plus assurer ce service fondamental que par une subvention de la collectivité, qui mettrait l'information à l'abri des effets délétères du marketing éditorial" (sur les effets dont question, lire Martine Simonis, toujours dans "Le Soir").
"Se poserait alors la question des abus potentiels du pouvoir subventionnant, nuance Jean-Jacques Jespers. C'est pourquoi le contrôle de l'usage des deniers de la collectivité au profit de celle-ci ne devrait être attribué ni aux gouvernants ni aux propriétaires des médias, mais bien à ceux qui assument ce service public et à ceux qui en font usage. Je rêve de journaux confiés, comme ce fut le cas en France à la Libération, ou en Norvège, aux groupes de journalistes qui les font et à leurs lecteurs".
C'est aussi le rêve des treize résistants qui lançaient un Appel vibrant, voici tout juste cinq ans, le 15 mars 2004, commémorant l'élan bienfaisant du Programme du Conseil national de la Résistance (15 mars 1944)... Leur sortie se terminait en ces termes: "Nous appelons enfin les enfants, les jeunes, les parents, les anciens et les grands-parents, les éducateurs, les autorités publiques, à une véritable insurrection pacifique contre les moyens de communication de masse qui ne proposent comme horizon pour notre jeunesse que la consommation marchande, le mépris des plus faibles et de la culture, l’amnésie généralisée et la compétition à outrance de tous contre tous. Nous n’acceptons pas que les principaux médias soient désormais contrôlés par des intérêts privés, contrairement au programme du Conseil national de la Résistance et aux ordonnances sur la presse de 1944".
A l'heure où les éditeurs privés opèrent un repli néfaste pour la démocratie - supprimant des titres, licenciant des journalistes, rabotant les moyens de leurs rédactions, misant sur l'infotainment -, les pouvoirs publics seraient bien inspirés de soutenir la diversité, le pluralisme et la qualité de l'info ambiante... Pourquoi pas en finançant la création d'un quotidien - voire d'un webjournal - de service public? Non, bien sûr, pas une nouvelle "Pravda" à la botte des décideurs en place, mais un titre pluraliste de référence. Qualitatif et résolument indépendant, bien que financé par la collectivité. Comme le démontre quotidiennement la BBC, en télévison (sans pub!), ou France Inter, en radio.
Sources: Le Soir, L'Humanité, Wikipédia. Illu: "Pravda, la survireuse" (Guy Peellaert)
23:25 Publié dans Académiques, AJP, Après demain, Le Soir, Politiques | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : pluralisme, indépendance, service public
lundi, 09 mars 2009
InterMédias: le Cassandre et l'impudent
"Peut-on laisser mourir la presse?" La question s'étalait déjà à la une de Paris Match, le 11 octobre 1975. Un peu plus de vingt ans plus tôt, le 18 juillet 1953, c'est l'avenir du Septième art qu'interrogeait la couverture de l'hebdo: "Le cinéma va-t-il disparaître?".
La sérénade est connue: l'internet va tuer la presse... Tout comme la télé a massacré la radio, qui a elle-même dézingué les journaux. Ben voyons: un média chasse l'autre, c'est bien connu. L'histoire a beau démentir l'équation, les Cassandre feront toujours recette par temps de disette.
Depuis quelques semaines, en propagandiste avisé, le rédac'chef de L'Expansion, Bernard Poulet, truste les colonnes des quotidiens et les plateaux de télé, prophétisant "La fin des journaux" (1). Il était l'invité de référence (de déférence?) d'Alain Gerlache, sur InterMédias, lundi soir.
Que promet Poulet? Son approche est purement économique. Comme celle des éditeurs qui infligent des plans de restructuration sanglants à leurs rédactions. Et on sait ce que vaut la prophétie financière par les temps qui courrent...
L'homme se lamente d'une prétendue baisse de qualité dans les rédactions, mais semble en imputer l'entière responsabilité aux seuls journalistes. Comme si les éditeurs n'étaient pour rien dans la tendance de la presse à flatter le supposé comportement zappeur du lecteur: articles courts, mise en scène graphique, sujets recentrés sur l'émotion, images-choc...

"Cette tendance nourrit aussi par contraste le désir d'autre chose. C'est un tel antidote qu'on attend de la presse écrite", réagit le rédac'chef de la revue Le Débat, Marcel Gauchet. "On ne demande pas à un journal d'être Google News", plaide le philosophe, peu sensibles aux sirènes du Net, où chacun se croit journaliste: "Ce que démontre le "tous journalistes" est précisément, a contrario, qu'il y a un vrai métier de journaliste (...). Qui va sortir vainqueur de cette confusion, car on aura de plus en plus besoin de professionnels pour s'y retrouver dans le dédale (...). A l'arrivée, le niveau d'exigence à l'égard de la presse sera plus élevé et non plus bas".
Google News et la presse gratuite ont du bon. Ils obligent "à repenser ce qu'on attend de la presse sur papier", poursuit Gauchet, dans l'entretien qu'il livre au Monde. "Elle doit se concentrer sur ce qu'elle a d'irremplaçable. Il y a un mystère à élucider dans ce pouvoir du support. Le fait est que l'objet papier autorise un commerce avec l'écrit que l'écran ne permet pas".
The Mole a cru rêver en entendant Amid Faljaoui tenir quasiment le même discours, sur le plateau d'InterMédias (et dans Le Soir de lundi)... Le directeur général des magazines francophones du groupe Roularta, qui vient de licencier à la hussarde au Vif, ose prétendre avoir ainsi amélioré la valeur ajoutée éditoriale du titre! Faljaoui plaide pour une presse moins suiviste, plus décrypteuse. Et vire l'une des plus fines analystes politiques de la presse francophone. Alain Gerlache n'a pas jugé bon relever l'impudence de son invité de référence.
(1) "La fin des journaux et l'avenir de l'information", éditions Gallimard, collection Le débat, 2009.
Sources: InterMédias, Le Soir, nouvelobs.com, Le Monde, Gabriel Thoveron, blog.jackymorael.be.
Lire aussi: "Who killed the newspaper", The Economist, 24 août 2006. Plutôt que "La fin des journaux", le lecteur avisé aura avantage à s'attarder sur la thèse plus nuancée du professeur Philip Meyer, dans "The Vanishing Newspaper".
Et lire encore: le billet de Charles Bricman, de même que cette intéressante Carte blanche de Jean-Jacques Jespers, dans "Le Soir", qui sera suivie, ce jeudi, d'une autre contribution, signée Martine Simonis (AJP).
23:50 Publié dans Académiques, AJP, Après demain, Le Vif, Précaires | Lien permanent | Commentaires (31) | Envoyer cette note
lundi, 02 mars 2009
"Pravda" laïque
Rien à ajouter à ce percutant billet d'Henri Goldman, sur l'esprit de "censure feutrée" qui règne - assez logiquement - au Comité central de la Pravda laïque, sur les ondes de la RTBF.
Le Centre d'Action laïque, qui prétend "représenter" les 40% d'incroyants de Wallonie et de Bruxelles, abandonne, depuis des années, son espace subsidié d'expression audiovisuelle à la minorité laïcarde du mouvement...
La ligne éditoriale y tient de l'épuration. La déontologie s'y plie aux intérêts particuliers. Cette laïcité-là sent le rance. Elle éloigne des milliers de citoyens athées, agnostiques et libre-penseurs véritables des pertinents engagements sociétaux du mouvement laïque.
Source: le blog d'Henri Goldman.
23:27 Publié dans Déonto, RTBF, Spécialisés | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 27 janvier 2009
"Le Vif" laisse des traces
Le licenciement brutal de quatre journalistes du Vif laissera des traces. Et pas seulement chez l'éditeur de l'hebdo. Nombre de professionnels de l'info s'interrogeaient, mardi soir, sur les raisons qui ont poussé les rédac'chefs de deux quotidiens francophones de référence à refuser de publier une Carte blanche sur la situation du Vif signée par l'AJP et les professeurs d'université reponsables des principales écoles de journalisme à Bruxelles et en Wallonie (1).
Chroniqueur au Soir, Charles Bricman a été un des premiers à s'en émouvoir, mardi: "La Libre et Le Soir ont tous les deux refusé de publier une carte blanche vigoureuse d’universitaires sérieux et réputés qui s’inquiètent de la situation au Vif-L’Express (...). J’en reste pantois… Quelle est encore la crédibilité d’une page op-ed si certains thèmes ne peuvent y être abordés, non en raison d’opinions mal ou scandaleusement exprimées, mais parce qu’ils dérangent? Les journaux belges veulent-ils vraiment faire fuir les lecteurs qui leur restent?"
Cruel constat: un rédac'chef a évidemment le droit de s'opposer à la publication d'une Carte blanche (même si 95% de ses journalistes sont membres d'une des organisations signataires), pas celui d'empêcher la circulation virale du texte refusé... Les temps changent: désormais, quand la presse rechigne à ouvrir un débat, le débat se passe volontiers de la presse.
Les auteurs de la Carte blanche recalée se déclaraient, mardi soir, "aussi consternés" par le refus du Soir et de La Libre "que par les faits qui ont suscité le texte. Contournant ce refus de même engager le débat, nous avons entrepris de faire circuler ce texte par tous les moyens disponibles en dehors des médias dont l'auto-censure ne fait que démontrer par l'absurde les constats très inquiétants soulignés par le texte. (...) Sa circulation virale démontrera la futilité des efforts de ceux qui pensent qu'il est encore possible aujourd'hui d'étouffer la circulation d'idées qui dérangent ceux qui, par ailleurs, se posent en défenseurs d'une société du dialogue et du débat".
Au Vif, entretemps, le travail a repris, suite à l'engagement de la direction à octroyer des conditions de départ "très honorables" aux quatre consoeurs "licenciées de manière brutale, arbitraire et financièrement inacceptable". Les neuf journalistes "encore en fonction au Vif présentent leurs excuses aux lecteurs de l'hebdomadaire, conçu et rédigé, cette semaine, sans leur apport". Il m'est d'avis qu'il reviendrait plutôt à la direction de présenter ses excuses pour avoir contribué à l'enlisement du conflit. Et pour oser proposer à la vente un hebdo bouclé sans journalistes. Un numéro du Vif éthiquement insoutenable.
(1) Martine Simonis (AJP), Pascal Durand (ULg), Benoit Grevisse (UCL), François Heinderyckx (ULB), Claude Javeau (ULB), Jean-Jacques Jespers (ULB), Hugues le Paige (Politique), Gabriel Ringlet (UCL), Marc Sinnaeve (IHECS).
Lire aussi:
- Black-out sur la situation au "Vif-L'Express"?, par Charles Bricman;
- Le Vif: carte blanche refusée par Le Soir et La Libre Belgique, par Hugues Le Paige;
- La carte blanche refusée, sur le site de l'AJP;
- Quatre journalistes de l'hebdomadaire belge "Le Vif-L'Express" licenciés, par Acrimed;
- Licenciements Express au Vif !, par Jacky Morael;
- "Le Vif": polémique autour d'une Carte blanche non publiée, par J. Calleeuw (rtbf.be).
23:42 Publié dans Académiques, AJP, La Libre, Le Soir, Le Vif, Solidaires | Lien permanent | Commentaires (29) | Envoyer cette note


