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molenews - Page 2

  • Deezer, Spotify, la musique en ligne

    Deezer à récemment lancé ses nouvelles formules d’offres payantes. 2 offres en plus de la version gratuite sont désormais disponibles: Deezer HQ à 4,99€ par mois, qui comporte un son de meilleure qualité (encodé en 320kb/s), et aucune pub sonore entre chaque morceaux. Également, l’offre Deezer Premium à 9,99€ par mois (dont 6€ reservés aux majors). C’est l’offre la plus complète, avec les avantages de la version HQ et la possibilité d’utilisé Deezer sur son mobile, ou sur son bureau avec Deezer Desktop.

    Disponible sur PC et Mac, cette application AIR vous proposera l’interface web du site avec de nouvelles fonctionnalités, comme la possibilité de télécharger ses playlists, qui seront écoutable même sans accès internet, idéal lors de voyage en train ou perdu dans la campagne bretonne.
    Toutes vos playlist et vos MP3’s importés sur la version web de Deezer seront disponible sur cette version « Desktop ». Légèrement plus rapide, elle vous facilitera l’accès, ce qui est toujours plus agréable et non négligeable. Vous pourrez également profiter des différentes radios proposées par le sites (Jazz, Rap, Punk, Electro…) pour de nouvelles découvertes musicales.

     

    Quand à la version mobile, vous la retrouverez sur vos iPhone, BlackBerry, Android, Samsung et Sony Ericsson. Toujours la même interface, avec un accès à vos Playlist, la SmartRadio, les radios Deezer thématiques et une fonction de recherche, bien pratique. Vous pourrez, directement depuis votre mobile, ajouter des titres à vos differentes playlist, et télécharger ces dernieres pour les rendre écoutable hors ligne (sans WiFi ou 3G).

    Il est évident qu’avec ces offres, Deezer essaie de remonter la pente face à son principal concurent, Spotify (qui propose depuis déjà plusieurs mois une application sur mobile, et depuis peu, la possibilité de télécharger ses playlists).

     

  • Télévision et lien social

    Avant Internet et les réseaux sociaux qui demandent au secteur des médias une profond remises en question depuis 15 ans, il existait une sociologie des médias qui s'intéressait déjà aux rapports tendus entre presse, télévision et société : voici une chronique sociologique des médias et du "lien social" dans les années 90...

    Dérapages des journaux télévisés, mauvais accueil dans les quartiers ont contribué à changer la politique des médias. On assiste à leur retour dans la réalité sociale.

    Jusqu'à présent, la télévision était plutôt considérée comme destructrice du lien social. Pour certains, son intrusion dans les foyers avait mis un voile sur la communication au sein des familles. Plutôt qu'un vecteur de lien social, c'était un facteur d'exclusion et d'individualisation. L'écran était une frontière entre le téléspectateur et "celui qui parlait dans la boîte".

    tv.JPGLe terme de lien social est assez récent et vague. Il qualifie en fait la capacité des individus à vivre ensemble. Il n'existe pas de relation directe entre la télévision et le lien social (sauf chez Dominique Wolton cependant ) . La télévision devient un vecteur de lien social lorsqu'elle descend dans la rue et donne la parole aux acteurs de la réalité sociale dans les quartiers, dans les associations...

    En cela, la télévision n'est pas le plus mauvais média pour traduire la réalité sociale, car elle est un média vivant. Cependant, elle a besoin d'être réhabilitée et de regagner la confiance des téléspectateurs. En dénaturant les faits au profit du sensationnel, la télévision donne trop souvent une représentation caricaturale de la société. C'est pourquoi on a du mal à lui faire confiance. En effet, le média télévisuel est un outil violent et réducteur.

    La télévision semble pourtant prête à tout mettre en œuvre pour contrecarrer cette perception négative. Elle essaie de créer de nouveaux programmes plus proches de la réalité sociale. Cela prend la forme de "focus" en régions pour les journaux télévisés, de magazines tels que "Saga-Cité" pour France 2 ou "La vie en plus" pour la Cinquième. La télévision tente de se rapprocher des téléspectateurs

     

  • My Phone is Bond, James Bond

    James Bond serait un peu geek, non ?

    Rien qu’à voir son rapport avec les femmes nouvelles technologies. Rien d’étonnant alors à ce que des accessoires estampillés 007 fleurissent un peu partout….le dernier en date est un téléphone, une réédition en fait du W63S (à vos souhaits) de l’opérateur KDDI.

    Pour 110€ vous aurez le droit de frimer avec ce bPhone équipé de 2 écrans (un interne de 2.7″et un externe d’1.1″) de 100Mo de mémoire interne, d’un capteur 3 megapixels (c’est pas avec ça que vous pourrez photographier en HD la tête du dernier terroriste) mais aussi d’une application nommée “My Story”. Ah, j’allais oublier le support du 1Seg.

    Alors, prêts à vous expatrier au Japon pour vous munir de la Bond Attitude?



    Rien ne dit, par contre, si le numéro de James est livré avec le téléphone.

     

  • Chrome dépasse Safari

     

    Depuis le lancement de la version bêta pour Mac et Linux, Chrome est devenut le troisième navigateur le plus utilisé, d’après NetApplications !

    Hé oui, dans la période du 6 et du 12 décembre, Google augmente ses parts de marché de 4,4%, et se place derrière Internet Explo(horreur)rer et Firefox.

    C’est Apple le malheureux perdant de l’histoire, car Safari perd 4,37%, et est expulsé du podium. Apple peut tout de même se réconforter, en appuyant sur un fait : Chrome et Safari ont le même moteur de rendu : WebKit !

  • La pertinence de l'économie des réseaux  

    suite du débat sur La société de l'information, nouvelle idéologie ? .

    Pour P. Engelhard, la véritable question est la suivante : "Ces nouvelles technologies peuvent-elles produire un " saut qualitatif " de l'humanité ?"

    Il donne à cela une partie de réponse. D'une part face à la croissance exponentielle de l'information la capacité d'interprétation de l'homme, elle, ne change pas, le cerveau humain reste le même. D'autre part si les possibilités d'échanges sont très largement accrues, notre capacité relationnelle, elle, ne peut l'être (on l'estime à 300 personnes maximum). 

    Joël de Rosnay reprend cette question du "saut qualitatif" : "on ne peut prévoir à l'avance, c'est justement le propre de l'évolution du saut qualitatif". C'est après l'appropriation des techniques par les usagers que l'on peut déterminer si monde meilleur il y a. Dans ce laps de temps, les gens se réapproprient les outils, les dévient, les façonnent. A ce sujet Joël de Rosnay nous interroge : "qui sont ces gens ?… 5% de l'humanité !".

    reseaux.JPGP. Zémor adhère à ce propos, on ne peut prévoir un "saut qualitatif". Mais il faut toutefois "se donner des exigences et fixer des défis". La question n'est pas "est-ce que la société va profiter du système ?", mais "est-ce que ce système va être pertinent pour l'intérêt général ?". "Les notions de protection et d'anticipation vont-elles être mieux résolues avec les nouveaux outils ?"

    R. Lesgards pense qu'on ne peut en aucun cas parler de "saut qualitatif", s'exprimer en terme de "plus" et de "moins" : "les techniques sont ce que les sociétés en font". Pour Roger Lesgards, l'idéologie nous fait confondre le progrès technique avec le progrès tout court, nous sombrons dans le discours techniciste… grande illusion, on ne peut séparer la technique des usages. Roger Lesgards revient également sur les propos de Philippe Engelhard : il existe effectivement de "vrais" problèmes essentiels dans le monde, alors la communication et ses techniques…

    Le mot de la fin revient à Joël de Rosnay qui s'interroge à propos des discours actuels : "Est-ce de l'intelligence collective ou de la bêtise généralisée, on n'en sait rien, l'avenir nous le dira."
    [Notons à ce propos un discours relativisé de Joël de Rosnay, qui ne s'est à aucun moment posé dans ce débat comme optimiste invétéré des NTIC]

     

  • La société de l'information, nouvelle idéologie ?

    Parmi les nombreux débats rendant compte de l'avancée des TIC dans le monde, de l'importance du développement des réseaux, des enjeux du commerce électronique et de la nécessité croissante de formation des populations, le petit monde d'Hourtin prend aussi le temps de la réflexion et s'interroge sur la véritable origine de nos discours.

    R. Lesgards se charge de définir l'idéologie pour positionner le débat. Il aborde ce concept "dans un sens plutôt négatif". L'idéologie est un système d'idée clos, qui se referme peu à peu sur lui-même. Les idées rendant compte à l'origine du réel, deviennent peu à peu des croyances, un dogme, une zone de "non-pensée" qui se constitue en grille d'analyse du réel, de l'environnement et du futur.

    Pour lui, le deuxième terme clef, " la société de l'information ", reste un concept flou, il préfère parler de "société digitalisée".

    Pour Joël de Rosnay, auteur de l'homme symbiotique ,  la "société de l'information" se caractérise par une diffusion rapide de l'information et surtout par la possibilité donnée aux usagers de devenir eux-mêmes producteurs de cette information. Cette société nouvelle implique un changement des règles du jeu politique, économique et social, ainsi qu'un changement des pouvoirs, phénomène similaire à ce qu'on a pu observer avec le développement de l'imprimerie, de la télévision ou du téléphone.

    Pour Joël de Rosnay, il s'agit d'éviter cette idéologie définie plus haut : "Il faut éviter la "billgatisation" du monde !".

    Selon un journaliste présent, le mot d'ordre utilitariste actuel est un peu euphorique mais utile. La société de l'information telle qu'elle est définie actuellement apporte certes de l'eau au moulin du libéralisme, mais la véritable question est de savoir si ce sera un mieux pour le citoyen.

    P. Engelhard lui, ne sait pas si la société de l'information est une idéologie, mais il détecte certaines "bulles de croyance" qui environnent les discours. Il définit la première comme l'idéologie du fantasme technique englobant et rappelle à ce sujet des chiffres que nous ne devrions jamais oublier lorsque nous discourons sur la révolution de la communication et ses outils : "3 ou 4 millions de personnes sur la planète vivent en dehors de la modernité". Cette première "bulle idéologique" tend à englober dans la modernité cette population, voire à l'oublier.

    Un deuxième type de croyance est qualifié par lui de "meilleur des mondes". On oublie trop facilement les particularismes culturels, or "l'instantanéité bouscule le symbolique". Il s'agit de garder à l'esprit qu'utilisées sans discernement, ces technologies peuvent au contraire amener à plus de violence. [voir aussi les écrits de Philippe Breton en sociologie de la communication ]. Une troisième bulle se définirait par le mythe de la "croissance ininterrompue". Là aussi, pris dans nos discours libéralistes et optimistes, nous n'analysons que très partiellement les véritables gains de productivité. Si la part du PIB occasionnée par les NTIC croît, elle n'est pas encore réellement significative.

     

  • Information et Internet : les nouveaux maîtres du monde

    Décideurs et simples citoyens, passionnés du média et ignorants en la matière, les individus affichent des positions souvent antagonistes face à la perspective de contrôle des réseaux web par l'Etat-Nation. On retrouve les idéalistes, fervents défenseurs de la liberté sur le réseau, et les sceptiques, plus réservés quant aux possibilités d'Internet comme nouvel outil égalitaire : c'est le débat sur la neutralité du Net dont il est plus largement question...

    Ainsi, on s'interroge sur ce qu'il nomme le "risque de dérive à l'américaine" où le pouvoir et la propriété seraient gérés par des systèmes contractuels transversaux entre entreprises privées, au détriment du droit d'Etat. Selon lui, il faut laisser les Etats exercer un minimum de contrôle, si l'on ne veut pas que se créent d'autres formes de pouvoirs... plus dangereuses. Les gouvernements ne sont pourtant pas uniquement des organismes de censure, ils doivent certes corriger, réguler, mais également informer et mettre en place des réseaux de transparence.

    Dans un tout autre registre, certains annoncent "plaider pour le chaos", et pour un instrument "qui nous donne un moyen de nous exprimer comme jamais nous n'en avons eu". Ainsi, si l'on n'y prend pas garde, les meilleures intentions - comme la prévention des images pornographiques - pourraient se traduire par la pire des choses : la censure.

    On s'interroge : Vaut-il mieux interdire les forums négationistes, ou bien les laisser subsister avec, en parallèle, de nombreuses personnes qui les combattent et proposent des sites d'explications et d'argumentaires ?

    Le phénomène Internet en France, et l'état d'esprit qu'il implique, est probablement trop nouveau et inhabituel pour pouvoir répondre dès à présent à la question .

    Face à la bataille acharnée que se livrent les politiques et les entreprises, les usagers n'hésitent pas à faire entendre leurs voix. Ainsi, si les internautes ne paraissent pas suffisamment mûrs pour "s'autoréguler", et prendre seuls en charge le contrôle de l'ère numérique, ils se manifestent malgré tout bruyamment contre toute forme de censure étatique abusive.

    En matière d'autorégulation, Joël de Rosnay nous rappelle le principe des puces à glisser sur la machine familiale, afin d'interdire l'accès à certains mots-clefs.

    On peut rappeler ici, sous forme de clin d'oeil, l'évolution et la désillusion du principe des radios privées. "Pour avoir tout laissé à l'expression publique, on se retrouve avec des radios entièrement menées par l'argent, et donc les entreprises privées" déclare une personne dans la salle.

    Dans le cas des réseaux informatiques, les entreprises privées constituent pourtant les garants d'un développement des infrastructures et des usages, il s'agit donc de trouver un juste équilibre des pouvoirs...

     

  • A qui appartient la Société de l'Information ?

     

    L'ère du numérique annonce une nouvelle forme de communication, à l'abri de toute contrainte physique de temps et d'espace. Les réseaux informatiques planétaires, tel Internet, absorbent les frontières et effacent les différences, ils se jouent des lois et narguent les autorités incontestées depuis des siècles.


    Conjuguée à la mondialisation de l'économie, la multitude des réseaux numériques grignotent ainsi peu à peu les pouvoirs de l'Etat. Citons ici un extrait significatif de la déclaration d'indépendance du Cyberespace de John Perry Barlow : "Gouvernement du monde industrialisé, géants fatigués faits de chair et d'acier, j'arrive du Cyberespace, la nouvelle habitation de l'esprit, (...) Vous n'êtes pas les bienvenus parmi nous. Vous n'êtes pas souverains là où nous nous rassemblons (...). Vos concepts juridiques de propriété, d'expression, d'identité, de mouvement et de contexte ne s'appliquent pas à nous. Ils sont basés sur la matière. Il n'y a pas de matière ici."


    Les Etats-Nations, construit autour de l'idée de maîtrise du territoire et de la population qui s'y trouve, éprouvent de nombreuses difficultés à contrôler les activités qui, a contrario, ne connaissent pas de frontières.

    En outre, ils laissent de plus en plus les initiatives privées financer les coûts de développement des infrastructures des futures autoroutes de l'information. Nous pouvons d'ores et déjà imaginer que les entreprises privées qui bâtiront ces autoroutes prendront les garanties nécessaires pour être hors d'atteinte des autorités étatiques, en s'appuyant, par exemple, sur des réseaux satellitaires...

    Il semble que nous entrions dans une ère d'alliances, où l'Europe, les Etats-Unis et l'Asie tissent un tel écheveau de relations croisées que les Etats-Nations ne parviennent pas à les examiner et donc à les contrôler.

    Joël de Rosnay réalise un triple constat sur l'évolution de notre Société.


    D'une part, nous sommes passés d'une société "verticale" où le pouvoir appartenait aux industriels, à une société "transversale" dirigée par les gérants d'information.

    D'autre part, si dans les Sociétés dites Industrielles le contrôle est détenu par ceux qui maîtrisent les objets, la Société de l'Information, elle, est fondée sur l'immatériel : "les transactions y sont délocalisées, dématérialisées, désynchronisées".

    Enfin, alors que l'usager de la Société Industrielle est anonyme et passif, dans la Société informationnelle, la demande prime sur l'offre, et on constate une émergence des pouvoirs de groupe.

    Selon Joël de Rosnay, le réseau Internet serait à la fois un téléphone, une voiture, une Poste, une télévision, un journal et une radio. On comprend alors mieux, compte tenu de ses possibilités fantastiques, pourquoi le réseau est soumis à des enjeux de pouvoir considérables... Les Américains parlent de "Softpower", lorsqu'ils font allusion à Internet et au pouvoir de l'information.

    Ainsi, on peut donner l'exemple de la Chine, qui interdit l'accès de ses citoyens à Internet et a construit un réseau Intranet à l'échelle nationale, ou celui des nombreux pays interdisant les techniques d'encryptage.