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lundi, 27 novembre 2006

La qualité résistera à la gratuité

Prométhée plaide, à juste titre, pour une presse quotidienne qui, face à l'essor des gratuits, investisse davantage "dans la qualité analytique et le vrai travail d'investigation, sans complaisance ni consensualisme mou"... L'appel, partagé par les excellents analystes de The Economist, est à prendre très au sérieux, si on en juge par les constats dressés, ces derniers jours, au 15e congrès européen de la presse française, à Strasbourg...

 

Deux enjeux inquiétants (voire catalyseurs d'indispensables réformes!), parmi d'autres:

 

1. La presse "traditionnelle" est confrontée à un afflux de contenus qui bouleverse pronfondément le regard des lecteursmedium_mal_info.jpg sur l'information... Le Monde de samedi cite le sociologue des médias Denis Muzet, auteur de "La Mal info" (éd. de l'Aube), qui s'exprimait ainsi à Strasbourg, jeudi: "L'information de type conversationnel (blogosphère) a désormais pris le pas sur l'information journalistique traditionnelle, celle qui est émise par un petit nombre de professionnels pour toucher de larges publics". La PQ commence à peine à intégrer ce bouleversement.

 

2. L'essor de la presse gratuite suppose que la presse payante puisse justifier son prix, commentait Hervé Barbot, directeur général adjoint d'Ipsos Media, mercredi, à Strasbourg... "Pour les jeunes, la gratuité est la clé. La presse payante doit justifier de son prix pour les intéresser"... Selon un sondage Ipsos Media effectué en novembre, 53% des lecteurs pensent que "demain, toute l'information sera facilement accessible gratuitement, que ce soit en presse ou sur Internet et cela suffira".

 

Ceux qui sont persuadés que cela ne suffira pas savent ce qu'il leur reste à faire: qualité et investigation, ni complaisante ni consensualiste

 

Sources: Le Monde, The Economist, L'Observatoire du débat public, Wikipedia.

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Update 1, sur "La Mal info", le commentaire de Societiq:

"Denis Muzet décrit la fin des médias de confiance, l’avènement des systèmes de “fast news”, la coproduction de l’information et un rôle des médias évoluant avec des fournisseurs d’information, nouveaux pigistes “intermittents du spectacle médiatique” qui se fédèrent en réseaux".

 

Update 2, sur l'impact de la blogosphère sur la PQ:

"Menacée par internet, la presse écrite américaine en appelle aux amateurs" (AFP, 19/11/2006).

Commentaires

Comment ne pas souscrire à ces constats ... Cela fait déjà un bout de temps que les exemples de "journalisme conversationnel" conclants pointent le bout de leur nez outre Atlantique, en GB ou en Asie. Les Français semblent en prendre conscience depuis quelques mois... mais en Belgique ? Nos canards sont au niveau zéro de l'interactivité (à part quelques forums, mais dont le contenu n'est jamais ou presque réutilisé, éditorialisé). L'absence de commentaires en bas des articles, l'absence de podcast (excepté à la libre), l'absence de plateforme de blogs digne de ce nom, et surtout l'absence de journalistes sachant utiliser les outils d'aujourd'hui (RSS, Technorati, connaissance de la blogobule belge F et N) sont autant de carences flagrantes qui empêchent nos médias de réduire le gap qui les sépare de leurs audiences. Ajouter à cela des éditeurs maladivement rétifs, ou pire, carrément dédaigneux de la chose webienne et de l'innovation/prise de risques en général, des rédac'chef qui courrent derrière la DH et RTL, des dirlo marketing scotchés aux skycrapers et aux popups tout pourris, et vous tenez une tripotée de bonnes raisons pour expliquer notre retard.

Tant que les boss n'auront pas compris que la survie de leurs titres passent par l'abandon de leur attitude control freak ,je ne vois pas ce qui pourrait engager davantage de jeunes à sortir 1,5 euro de leur poche pour consommer de l'info à laquelle ils ne peuvent même pas réagir. Enfin, avec un peu de chance, Google devra raquer en janvier et il y aura donc un peu de sous pour financer les inévitables restructurations ... Quel gâchis. (NB: aucune loi n'obligera jamais Google à réintégrer les tires francophones dans son index, sauf si cela fait partie d'un deal. Et ce deal réduira de facto les montants qu'il pourrait verser pour solder l'affaire en cours)

Ecrit par : damien | mardi, 28 novembre 2006

Constat un brin déprimant, Damien... Je parie malgré tout sur un sursaut. Parce qu'il n'y a tout bonnement d'autre choix ;-)

Ecrit par : The Mole | mercredi, 29 novembre 2006

effectivement.
Et sorry pour le coup de déprime, mais je me soigne :-))

Ecrit par : damien | mercredi, 29 novembre 2006

Une chose semble certaine : il arrivera bien un jour où les lecteurs n’accepteront plus de payer 1 € pour retrouver les mêmes infos qu’ils ont, dès la veille, entendues à la radio, vues à la télé, lues sur les fils infos du net et relues le matin dans un quotidien gratuit. Bon.

Alors que faire ? Plus de qualité analytique et de travail d’investigation, répond Promethée. Bref, renouer avec le vieil axiome du partage médiatique : la radio annonce, la télé montre et le journal décrypte. Ok. Mais est-il vraiment certain que la majorité du public soit si friande d’analyses pointues ? Comment expliquer dans ce cas que l’audience de SudPresse dépasse largement celle du Soir, tandis que la DH le talonne chaque année un peu plus ?

Pour Damien, les jeunes ne veulent pas payer pour un média dans lequel ils ne peuvent pas réagir. Mais pourquoi accepteraient-ils de débourser ne fut-ce qu’un centime pour un journal, même super interactif, alors que le web leur propose la même chose pour pas un balle et sans délai d’attente ? Crois-tu vraiment que les ados se précipiteront un jour à la librairie pour enfin lire le commentaire qu’ils ont posté la veille sur le site internet d’un quotidien ?
J’avoue que je suis très sceptique sur l’apport des 'djeunes' à la survie de la presse généraliste. Quand je vois des étudiants en journalisme qui rechignent à lire un quotidien (même gratuit !) pour leurs interros d’actu, je me dis que ce n’est pas de ce côté-là que viendra le salut… Et puis je vois d’ici les commentaires des djeunes en question : "Wah bush il es tro taré ce mec ! ", "ééé, vancau y ressemble a Pikaschu !!! kikou lol "

Pour le coup, ce sont les adultes qui déserteront la presse…


Tout ça pour dire que les journaux payants doivent changer ou mourir, tout le monde est d'accord, mais que la forme du changement à adopter ne se résume sans doute pas à une formule péremptoire, genre "plus de ci et moins de ça".

Ecrit par : Fils de Priam | mercredi, 29 novembre 2006

@Fils de Priam: loin de moi l'idée d'appliquer des formules toutes faites. Chaque marché/zone/pays à ses spécificités. Une alchimie qui fonctionne pour un quotidien régional aux USA ne marchera sans doute pas de la même manière avec Vers l'Avenir. Ceci dit, et tu le dis bien, la manière de consommer l'info, ou ce quelle devient, change irrémédiablement. Maintenant qu'il existe des pistes concrètes, aux boutiquiers de laisser un peu de champ à l'expérience in situ pour engager le mouvement, monter aux djeunes et moins jeunes qu'ils ont compris que sans eux ils ne sont rien et remettre la vocation d'un média (qui pour moi est bien plus "donner du sens" que "juste transmettre") au centre de leur stratégie. S'ils n'ont certes pas des millions à investir, qu'ils prennent au moins quelques risques philosophiques, ça serait déjà pas mal.

Ecrit par : damien | mercredi, 29 novembre 2006

Une époque que les moins de 30 ans n'ont pas connu : on lisait le journal car il permettait de se distinguer socialement comme appartenant à l'élite, il permettait d'avoir des informations que la "masse" ignorait , de tenir le crachoir en public de manière originale...il avait donc aussi une fonction de distinction ( vr Bourdieu et la littérature bourdieuesque hein Mole)... et il a perdu cette fonction car le niveau intellectuel est plus élevé ( on se comprend ) et pour garder cet atout, il faudrait que la presse permette à ceux qui lisent les journaux d'avoir un avantage social , ils paient aussi pour cela...et des copier-coller des agences de presse, des communiqués de presse nous en éloignent...

Ecrit par : Nabil | mercredi, 29 novembre 2006

"la radio annonce, la télé montre et le journal décrypte. Ok. Mais est-il vraiment certain que la majorité du public soit si friande d’analyses pointues ?"

La question n'est pas de savoir si la majorité du public va mordre à l'hameçon mais de savoir si le modèle proposé par un journal pourra concilier intérêt du lecteur, rentabilité du canard et qualité de l'information (à considérer le français Canard enchaîné ou le très prestigieux Jane Defence, qui sont des modèles)

Ecrit par : Promethee | mercredi, 29 novembre 2006

@Prométhée : Je ne doute pas un instant qu'il existera toujours une clientelle pour les médias de haute tenue, des lecteurs prêts à donner bien plus d'un petit euro pour obtenir une info de pointe (généralement en matière financière ou stratégique).

C'est d'ailleurs l'une des prédictions de l'article de The Economist, cité par De Mole : "A contrario, nos confrères ne croient plus en l'avenir des titres "moyens", "ni de haute tenue intellectuelle ni populaires et distrayants"."

J'avoue m'intéresser beaucoup plus à l'avenir de la presse populaire qu'à celui des quotidiens haute de gamme. Voilà pourquoi je parlais de "majorité des lecteurs".


P.-S : Précisons que, à mon sens, tous les quotidiens francophones actuels sont "populaires". Certains (la DH, par exemple) le sont juste un peu plus que d'autres - comme Le Soir et La Libre. Mais de là à considérer ces derniers comme des "quality papers"... Quand je vois la rubrique faits-divers du Soir Bruxellois titrer comme ce matin : "Cinq Albanais écroués" (un titre en contravention flagrante avec les recommandations de l'AJP en matière d'info sur les "allochtones"), je me dis que la différence avec la DH est somme toute bien théorique...

Quant à La Libre, qui pompe sans vergogne les pages régionales de la DH plutôt que d'engager de nouveaux correspondants, seul un excellent historien pourra expliquer en quoi ce journal fut jamais de qualité.

Ecrit par : Fils de Priam | mercredi, 29 novembre 2006

Par rapport au commentaire précédent, j'ajouterais qu'il y a encore une presse libre dans ce pays. Et qi'il faut s'en réjouir.

Ecrit par : Frédéric Brux | mercredi, 29 novembre 2006

@Fils de Priam et damien: la PQ n'en sortira certainement pas avec "plus de ci et moins de ça"... Mais sûrement "autrement"! Vraisemblablement dans le cadre d'une intégration forte entre le papier et le web: les quotidiens pourraient se décliner en version "papier" plus qualitative, plus incisive, plus ciblée (des apports exclusifs, au sens personnels, plutôt que l'info tt venant disponible partout gratuitement et immédiatement) et en version "web" plus interactive, plus participative, plus "conversationnelle", "co-produite" avec les lecteurs-internautes.

@Nabil: Il est vrai que la PQ a eu et garde ce rôle de faire-valoir social... Mais j'ai la faiblesse de croire (on a du mal à perdre ses illusions) que la lecture de la PQ apporte encore une sacrée dose de satisfaction intellectuelle, un vrai plaisir. C'est le sentiment que j'éprouve (pas toujours) et qui m'incite à feuilleter avidement tout canard qui me passe sous la main, de "Metro" à "La Repubblica" en passant par "La Meuse" ou "Le Télégramme de Brest". Il est bien rare que je ne tombe au moins sur une brève, un enrefilet, qui me procure le sentiment de mieux appréhender le monde. Même s'il m'arrive souvent, aussi, de déplorer l'inanité de bien des pages! Mais l'utiliarisme social n'est pas tout Nabil. Il y a le plaisir, aussi.

@Prométhée: sur le "Canard", j'abonde! Un vrai modèle, de fait, à ce point ovni, dans le paysage, qu'il peut se permettre de se passer d'excroissance webbienne! J'avoue ne pas être un assidu de "Jane's defence" (http://www.janes.com/defence/), mais cet exemple illustre bien le potentiel d'une niche éditoriale qualitative.

@Fils de Priam: "Tous populaires"? Tu globalises un peu vite... Un titre malheureux dans "Le Soir" n'est certainement pas indicateur d'une politique sensationnaliste à la mode "DH", en matière de faits-divers (voir ma note http://molenews.hautetfort.com/archive/2006/09/01/la-dh-a-la-berlue-bis.html). Par ailleurs, "La Libre" opère clairement une sélection fine dans les papiers égionaux qu'elle pompe à la "DH".

Les analyses d'audience du Cim (http://www.cim.be/audi/fr/d/index.html) objectivent clairement la caractère plus "élitiste" de "La Libre" et du "Soir" par rapport aux autres titres de la PQ francophone. Deux données claires en attestent:

- c'est chez les diplômés du supérieur (universitaire ou pas) que "Le Soir" et "La Libre" recrutent le plus de lecteurs, alors que la "DH", "Sudpresse" et "VA" recrutent le plus chez les titulaires d'un diplôme du primaire ou du secondaire inférieur;

- c'est chez les lecteurs de catégorie sociale 1 et 2 que "Le Soir" et "La Libre" recrutent le plus de lecteurs, alors que les trois autres titres recrutent le plus dans les catégories 3 et 4.

La "DH" et "Sudpresse" sont les titres qui comptent proportionnellement le plus de lecteurs (25%) des groupes sociaux 7 et 8 (à la fois peu instruits et économiquement défavorisés), devant "VA" (23%), "Le Soir" (17%) et "La Libre" (13%).

Autre donnée intéressante, pour Damien et Fils de Priam (à propos des djeunes): "VA" est le quotidien qui compte le plus de vieux lecteurs (39% de plus de 54 ans), devant "La Libre" (36%). En revanche, la "DH" et "Le Soir" sont les quotidiens qui affichent le lectorat le plus jeune (35% de 12-34 ans).

Ecrit par : The Mole | jeudi, 30 novembre 2006

@Fils de Priam: "Tous populaires"? Tu globalises un peu vite...
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Ma formule était volontairement provocatrice. Chacun sait que Le Soir et La Libre sont plus élitistes que les quotidiens de SudPresse, VA ou la DH. En caricaturant, on dira que les uns sont plutôt lus par des employés-cadres moyens, les autres par des ouvriers-agriculteurs.

Mais je ne crois pas pour autant que l'on puisse classer les quotidiens belges en "Quality" et "Populars". La différence entre "La Libre" et "la DH" ne me semble pas de la même nature que celle qui sépare "The Sun" du "Guardian", "Bild" de la "FAZ" ni même "Le Parisien" du "Monde".

Imagine-t-on un instant le rédac'chef de l'un de ces quotidiens prendre les rennes de l'autre (comme Van Willyck, passé de la DH au Soir) ? Et je m'en voudrais d'enfoncer le clou en parlant de Marteau, qui fut pressenti à la tête... de l'Echo avant de diriger le Soir Mag. On le voit, Rossel lui-même se montre très souple dans son interprétation du clivage "Quality-Populars" à la sauce mayonnaise.

Ecrit par : Fils de Priam | jeudi, 30 novembre 2006

@Mole, mais aucune contradiction entre ton propos et le mien; la fonction ostentatoire participe à ce plaisr et n'en est bien sûr qu'un élément et pour une partie du public des lecteurs et cela tient moins de l'information pointue ( on ne va nous faire un cours de virologie ou d'épidémiologie quand on parle de la grippe aviaire) que d'informations ou de faits qui vont à contre sens du sens commun, et aussi les avoir avant tout le monde.

Ecrit par : Nabil | jeudi, 30 novembre 2006

une plate forme de blogs existe sur le site de La Tribune de Bruxelles. Sympa car elle réference les plus emblématiques des blogs tout en gardant sa spécificité et son ton mordant dans sa version papier.
Un mix du ton direct DH et du sérieux de la Libre

Ecrit par : john | dimanche, 03 décembre 2006

@John: merci à TBX pour le commentaire sur Molenews... http://www.tbx.be/fr/Blog/113/app.rvb

Ecrit par : The Mole | dimanche, 03 décembre 2006

Il y a un an et demi, je decidais de ne plus lire les gratuit (20 min et surtout metro !), il y a 5 mois, je decidais de ne plus regarder le 20 h et de me couper du monde de l'info. Il y a trois mois, je decouvrais la PQ payante (mais gratuite pour moi grace a ma fac) avec Le Monde et les Echos et ça y est j'ai repris goût à la presse.
Tout ça pour dire que même étant jeune, pour moi la presse payante est totalement différente et apporte beaucoup. Je me sens beaucoup plus impuissante et laissée de coté devant ma télé, qui deblatère la même chose sur toutes les chaines, à l'image près parfois, ou en lisant des gratuits qui vous présente des faits (pas si objectivement) comme des paroles d' évangiles sans aucune reflexions ni suivis dans le temps, qu'en lisant un journal qui a un tant soit peu de reflexions, de billet d'humeur et de ligne éditoriale.

Pour ce qui est des nouvelles technologies, sûr il ne faut pas les laisser de côté, se serait une grave erreur, mai s'y engouffrer aussi. Tout le monde n'est pas accro à la blogosphère ou aux forums, même parmi les jeunes, où sinon la presse n'est pas spécialement leur lieu de surf préféré.

Le journal papier à mon avis a encore une avenir,
le phénomène des gratuits est peut-être au contraire une chance pour la PQ payante. Elle a remis les journaux papier au gôût du jour, voir quelqu'un lire un journal dans le rer est devenu beaucoup plus courant qu'avant.
Je pense qu'il y a plus de gens qu'on ne le crois qui sont frustré par les gratuit et le JT, mais ils sont aussi habituer a leur formule : le format beaucoup plus pratique, une certaine brieveté (comment ne pas etre decourager par exemple par le figaro qui est vraiment impossible a lire vu sa taille et le temps qu'on peu lui accorder dans une journée) et surtout le mode de distribution : l'attraper avant de monter dans les transports, ben oui s'arreter au kioske ca peut faire rater le metro !

Alors je pense qu'en faisant dejà ce genre d'ajustement le quotidien payant retrouveront de la compétitivité que leur contenu leur donne dejà!

Ecrit par : Caroline | dimanche, 10 décembre 2006

@Caroline: merci pour ces réconfortants propos sur l'avantage qualitatif de la PQ payante... Je pense aussi, comme toi, que les gratuits peuvent constituer une (accessible) rampe d'accès au payant. Mais je reste persuadé, aussi, que c'est la qualité du contenu qui fera la différence... Qui justifiera, à elle seule, que l'on sorte un euro de sa poche, qu'on s'arrête au kiosque, quitte à rater le RER!

Ecrit par : The Mole | dimanche, 10 décembre 2006

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